Selon greenwashing.fr, le blanchiment écologique est « le mot utilisé communément lorsqu’un message de communication abuse ou utilise à mauvais escient l’argument écologique », par exemple « lorsqu’un produit ou service est vanté comme ‘écologique’, ‘protégeant la nature ou l’environnement’ alors que l’intérêt du produit ou du service pour l’environnement est minime, voir inexistant. » Le même terme s’applique aux entreprises insistant sur leur engagement écologique, « mais dont l’activité générale est reconnue comme problématique d’un point de vue environnemental. »

...lorsqu’un produit ou service est vanté comme ‘écologique’, ‘protégeant la nature ou l’environnement’ alors que l’intérêt du produit ou du service pour l’environnement est minime, voir inexistant.

Il est tout à fait naturel de s’interroger sur la véracité et le bien-fondé des prétentions écologiques d’une entreprise. Il est courant de voir aujourd’hui des entreprises dont l’impact environnemental global est critiquable se vanter d’être « écolo », « respectueuse de l’environnement », ou même de « protéger la planète ». C’est l’un des paradoxes de notre société de consommation, où les symboles écologiques sont devenus des arguments de vente galvaudés.

Ce terme est au coeur de notre réflexion. En tant que consommateurs, nous nous sommes souvent interrogés sur les contradictions de certaines entreprises, vantant les mérites écologiques de leurs produits en faisant abstraction des retombées environnementales invisibles qu’ils pouvaient occasionner, que ce soit vis-à-vis de leur mode de production, du choix des matériaux ou de leur transport (les plats bio emballés dans du plastique avec de l’avocat importé de l’autre bout du monde, sont-ils vraiment ‘écologiques’?). Nous avons voulu intégrer cette réflexion au fonctionnement de notre entreprise afin de ne pas répéter ces travers. Ce qui n’est pas sans difficulté! Avoir un engagement intégral, prendre en compte tous les aspects potentiellement néfastes  d’un produit et les modifier en conséquence est difficile. Cela nécessite de faire le choix d’utiliser des matériaux ou des méthodes de production souvent plus chers, ou moins accessibles.

La question s’est posée assez brutalement pour l’un de nos fondateurs lors de la création de sa première entreprise, spécialisée dans les réveils lumineux: certes, ils étaient fabriqués en plastique recyclable, ce qui aurait pu lui octroyer le fameux badge « bon pour la planète ». Plusieurs questions éthiques se sont cependant rapidement posées: quid de l’impact humain de l’extraction des matériaux nécessaires à la fabrication des circuits électroniques? Quid de la pollution des sols générée par les déchets électroniques? Quid de la dépense d’énergie nécessaire à l’utilisation de ce produit?

C’est cette prise de conscience des problèmes écologiques profonds générés par la high-tech qui nous a donné envie de créer Panda Fuji. Nous voulions créer un produit qui soit écologique à la fois du point de vue de sa finalité, qui est de permettre à chacun d’économiser de l’énergie facilement, mais aussi de sa fabrication. Sur ce point, les dilemmes restent nombreux pour que le terme « engagement écologique » ne soit pas qu’un vain mot. Par exemple, vis-à-vis du tissu isolant, étant donné l’impact environnemental de l’utilisation de pesticides et d’engrais au cours de la production de coton, nous souhaitons utiliser du coton bio. Nous envisageons également de le remplacer par de la feutrine de laine tressée très serrée et non-inflammable. Notre questionnement est constant. En dépit des difficultés techniques que cela peut occasionner, nous poursuivrons notre recherche d’amélioration écologique de notre entreprise.